LES MEDIKOS

Synthèse de 'Ere we go (WD129), WtO et Codex ork V2
Traductions Tienus Ahès, Slereah et Patatovitch
Illustrations Paul Bonner

Les médikos [painboyz en VO] sont l'équivalent orks des docteurs et des médics. Leurs principales fonctions sont la chirurgie et l'arrachage de dents, dernier moyen de régler de grosses dettes car les orks utilisent les dents comme monnaie. Avec les mékanos, les fouettards et les bizarboys, ils appartiennent à la caste des brikolos. Dans le cas des medikos, leur excentricité se traduit par une fascination vis à vis de la douleur, des blessures et de la chirurgie. De jeunes orks peuvent devenir médikos en apprenant sous la tutelle d'un Doc' réputé. Avoir le coup de main pour utiliser une scie, un chalumeau ou des tenailles est généralement suffisant pour encourager un Doc' à adopter un jeune ork prometteur et à lui apprendre l'art et la manière du métier de médiko.

Des orks qui se spécialisent dans le traitement des blessures et soignent leurs semblables après la bataille sont connus sous le nom de médikos. Comme leur nom le suggère [painboy, NdT], ils ne sont pas rebutés le moins du monde par la douleur [pain, NdT]. Ils se moquent que leurs traitements puissent faire souffrir le patient – ils les administrent quand même. Les médikos sont toujours partants pour triturer les plus affreuses blessures. Il n’y a pas beaucoup de morceaux de l’anatomie ork qu’ils ne peuvent recoudre, suturer ou riveter ensemble. Les orks réagissent très bien aux transplantations et personne ne cherche à savoir qui est le donneur. Les anesthésiants leur sont inconnus (à l'exception du bon coup de maillet) car ils aiment entendre les cris de leurs patients et, ainsi, ils savent si ces derniers sont toujours vivants et vigoureux. Les médikos sont assistés de serviteurs gretchins, qui sont indispensables pour s’asseoir sur le patient et le maintenir immobile pendant que le médiko trifouille les trucs blessés.

Les médikos sont aussi fascinés par leur propre douleur – et pas seulement pour l’agonie des autres. Ils sont toujours en train d’éprouver leur seuil de résistance, et sont toujours désireux d’expérimenter sur eux-mêmes. Les médikos sont connus pour laisser leurs serviteurs gretchins s’essayer à la chirurgie et aux implants bioniques sur leur maître, souvent sous sa propre supervision.

Durant ces opérations, le médiko est attaché et le gretchin se met au travail, laissant son maître regarder ce qui se passe par un miroir suspendu. Beaucoup d’orks pensent que les médikos sont fous (ce qui est indubitablement une litote). Il est plus juste de voir cela de leur point de vue : si vous venez d’inventer le meilleur truc bionique, vous devriez aussi être le premier à en bénéficier ("C’est qu’c’est ça la raison, tu ‘ois ?")

Les médikos sont facilement reconnaissables à leurs tabliers tachés de sang, à leurs lunettes, à leurs ceintures garnies de tenailles, scies, couteaux, chalumeaux (pour cautériser les blessures), maillets (qui servent de sédatif pour les patients remuants) et autres outils du métier.

Les médikos ont beaucoup en commun avec les mékanos. Les deux castes s'entendent très bien et collaborent souvent sur certains projets. Les médikos sont même parfois décrits comme étant les mékanos de l'organisme ork, en cela qu'ils essayent de réparer, maintenir et parfois même améliorer le propre corps d'un ork plutôt que des machines inanimées.

Les médikos dépensent beaucoup de leur temps pour la recherche. Ils sont grandement intéressés par la manière dont les orks, les gretchins et les snotlings fonctionnent et ce dont ils sont faits. Les médikos sont aussi très proches des mekboyz dans leur façon de voir les choses : les expérimentations, les essais, les erreurs répétées et les maladresses sont leur lot quotidien en appliquant les principes vénérables du "savoir-faire ork". Une spécialité particulière des medikos est l'implantation des bioniques construites par les mekanos et les deux professions travaillent fréquemment ensemble sur la chirurgie bionique. Les medikos commandent des pièces aux mekanos qui souvent s'intéresseront suffisamment au projet pour assister à la mise en place finale et faire des ajustements de dernière minute pour le patient (ou 'klient' comme aiment à les appeler les médikos et les mékanos). [plus sur les bioniks]

Tout comme les mekanos, une des plus grandes joies des médikos est l'expérimentation. N’importe quel ork qui tombe à la bataille, assommé ou inconscient, mais pas nécessairement mort ou blessé, peut être traîné par une horde de snotlings "infirmiers" jusqu’à un médiko. En fin de compte, le blessé revient à lui et découvre qu’il a bénéficié du meilleur et des derniers perfectionnements des soins orks – peut-être une jambe explosive alors que c'était le bras qui avait besoin de soins. Le médiko sourit de satisfaction et un ork avisé sait qu’il doit payer et se garder de parler du coup qu’il a reçu sur la tête, sans quoi le médiko serait trop heureux de la lui changer aussi.

A chaque fois qu’un mek, un médiko ou un fouettard se rencontrent, une discussion animée s’ensuit. Ecouter une telle conversation peut rendre perplexe, mais le mékano, le médiko ou le fouettard la quitte avec le sentiment qu’il a appris "quek’chose d’utile." Ils partagent le même intérêt pour améliorer les choses, que ce soit l’anatomie, la nourriture des snotlings ou les machines. Ces castes discutent sans fin de technologie, échangeant idées et conseils. Souvent, ils ne se comprennent pas les uns les autres, ce qui conduit à des résultats bizarres lorsque ces nouvelles idées sont mises en pratique. Ce qui fait qu’un buggy va plus vite ne marche pas toujours de même pour un gretchin, bien que quelques gretchins furent peints en rouge pour vérifier cela.

Un des résultats les plus notables de l'association entre les médikos et les mékanos sont les dreadnoughts orks. Ces machines de guerre sont pilotées par des gretchins spécialement adaptés à cette tâche par les médikos. Le fait que le pilote doive avoir le crâne percé ne semble pas décourager les gretchins volontaires, qui se saisissent de cette chance de pouvoir combattre au coté des orks. L’envie de beaucoup de gretchins est trop forte; ils endurent stoïquement la douleur s’ils peuvent être branchés dans le corps d’un dreadnought.

Par ailleurs, les médikos et les mékanos travaillent aussi ensemble pour créer les cybergorets, des créatures bioniquement améliorées montées à la bataille par les goretboyz.

PROFIL V1

M
CC
CT
F
E
PV
I
A
Cd
Int
Cl
FM

Médiko

4
4
3
4
4
2
3
1
7
8
7
7
"Ouvre grand et dit Ah", dit le Dok Badbreef
"Aaargh !" cria Ushbek, quand le Dok arracha une de ses dents avec une énorme paire de pinces.
"Pay'ment rapide, comme j'aime." dit le Dok en lâchant la dent sanguinolente dans sa bourse. Il regarda Ushbek tenir sa mâchoire endolorie. Comme tous les painboyz, il était très intéressé par, et bien, la douleur. [NdT : pain = douleur]
"C'est bon maintenant, ça f'sait pas si mal." dit Ari de son ton le plus mielleux. Ushbek cessa de hurler suffisamment longtemps pour pincer l'oreille du gretchin.
"Encor' un klient satisfait" marmonna le dok alors qu'Ushbek sortait de la tente en titubant. "Suivant !"
Mort, le principal apprentis de Dok, introduit un ork boitillant sur sa jambe bionique.
"Qu'est j'peut faire pour toi, Vaskak ?" demanda Dok en souriant comme un requin "Just' une p'tite blague, hur, hur."
"C'est c'te jambe qu'vous et Ghurk m'avez vendu, Dok. On dirait qu'elle marche pas comme elle devrait. Des fois elle bouge presque pas et d'aut' fois elle fait n'importe quoi. Hier soir j'ai donné un coup de pied à Boss Dragnaz. C'te raclé qu'y m'a fichu !"
"Donc tu dirait qu'ta jambe elle t'fait mal, hur, hur. Ouv' grand, je jette un coup d'œil à ces dents."
"C'est ma jambe, Dok, pas mes dents." dit Vaskak en ouvrant la bouche. Dok éclaira la bouche bien remplie du goff avec sa lampe frontale. S'étant assuré que Vaskak avait de quoi payer, il retourna à la jambe."
"Un truc médical, Vaskak. On peut dir' beaucoup d'la santé d'un ork en r'gardant ses dents. Met ta jambe sur la table."
Les servo-moteurs gémirent quand il mit sa jambe sur la table. Dok y donna un petit coup avec sa pince. Il cria juste un peu lorsqu' il fut traversé par le courant électrique.
"C'est grave, Dok ?" demanda Vaskak avec anxiété. Dok hocha de la tête avec solennité.
"J'vais d'voir te l'enlever." dit Dok "Ari, emmène-moi Ghurk ici tout d'suite."
Bientôt le gretchin fut de retour avec Ghurk. Le gros mékano agita son pouce vers l'énorme réservoir du chalumeau attaché dans son dos.
"J'l'ai juste pris au cas où." expliqua-t-il.
La terreur passa sur le visage de Vaskak.
"Allonge toi just' sur l'coté et bouge pu." dit Ghurk en sortant un tournevis électrique de sa poche "Ca f'ra pas très mal"
"Ben, ça j'le promettrais pas" dit le Dok Badbreef, avec un regard mauvais.
LES MEDIKOS AU COMBAT

Plus il y a de medikos avec la bande, plus les chances de survie des orks sont élevées, même s'ils ont été sévèrement blessés. Les medikos, accompagnés de leurs infirmiers gretchins et snotlings parcourent le champ de bataille à la recherche d'orks ayant besoin de soins médicaux. Pas le moins du monde découragés par la pluie de balles, ils effectuent leur travail avec diligence sans se préoccuper du danger et avec le plus grand désintérêt pour la puissance de feu ennemie. Si quelques medikos ou infirmiers tombent au combat, cela ajoute simplement à la réputation de ceux qui survivent et ceux ci gagnent l'admiration des 'boyz'. Rien ne remonte plus le moral d'un ork défaillant que la vue d'un mediko attendant héroïquement que quelqu'un soit blessé au plus fort de la bataille.

Si un mediko trouve un blessé souffrant misérablement dans un cratère d'obus ou pendant hors de la carcasse de son véhicule détruit, il tentera immédiatement de réduire ses souffrances en lui administrant un puissant anesthésique, généralement injecté par le biais d'un squig-seringue. C'est l'une des étranges espèces de "squigs médicaux" élevés par les medikos et leurs serviteurs gretchins à des fins médicales et chirurgicales. [plus sur les squigs]

Le squig seringue à la forme d'un sac muni d'un long appendice pointu qui peut être introduit dans l'ork. Quand on presse le squig, il injecte un puissant venin qui assommera le patient pour plusieurs jours. A la place, de minuscules squigs venimeux, un squig à pointes ou de puissants champignons fermentés peuvent être utilisés dans une des grandes seringues de cuivre du mediko. Une fois le piston enfoncé, le venin ou les anesthésiques sont extraits du squig ou du champignon et directement injecté au patient. Ces anesthésiques empêchent le blessé de s'éloigner en rampant avant que le mediko n'ait pu faire une réparation propre et d'essayer son dernier implant bionique sur lui. C'est par pure coïncidence que cela soulage également la douleur des patients !

Une fois le patient inconscient, ou comme le disent les doc "komfortable", le medikos fait rapidement un garrot à chaque hémorragie, accomplissant ainsi de la chirurgie de terrain ce qui peut inclure une amputation ou des traitements d'urgence tels que recoudre ou riveter les blessures ouvertes avec des squigs médicaux. Il ne s'agit là que de traitements temporaires qui gardent le patient en vie jusqu'à la fin de la bataille, quand le mediko pourra tenter une 'réparation' sérieuse dans son hôpital de campagne (ce qui n'est généralement rien de plus qu'une tente défraîchie et un établi) dans le camp ork.

RECLAMER LES BLESSES

Un ou plusieurs infirmiers du mediko portent un certain nombre de petits fanions. Quand un mediko trouve un patient, il marque ce blessé par un de ces fanions sur le terrain près de lui puis d'en va. Cela sert à lui rappeler de ramasser ce patient après la bataille et indique sa revendication à tous les medikos qui traînent dans le coin. Ces fanions portent l'insigne personnel du medikos, généralement dérivé de celui plus décoré qui orne sa propre bannière dorsale.

Pour empêcher les infirmiers de se disputer un blessé, de grands efforts sont faits afin d'éviter toute confusion entre les fanions des medikos. Chaque mediko ordonne à ses serviteurs de peindre le motif le plus original auquel ils peuvent penser. Des crânes, des os et du matériel chirurgical sont souvent choisis comme motifs. Le nom du doc écrit en glyphe est parfois utilisé, certaines des bannières les plus bigarrés représentent des squigs médicaux élevés par ce seul mediko.

LES INFIRMIERS

Les infirmiers gretchins et snotlings sont souvent laissés en arrière pour garder le patient. Cette tache est en réalité prise très au sérieux car cela signifie que la vie "d'un des boyz" est entre leurs mains. Rien ne peut rendre un gretchin ou un snotling plus fier et déterminé à accomplir sa tache.

Un des devoirs les plus important de l'infirmier est d'empêcher les gretchins voleurs, les Death Skulls, les fourbes Blood Axes et d'autres d'arracher les dents de la victime impuissante. Les pillards orks ne vérifient pas réellement si leur victime est morte ou non, ce qui peut mener à des combats cruels entre les runtz récupérateurs et les infirmiers sur le corps d'un ork blessé.

Les infirmiers sont rarement armés et doivent se défendre ainsi que leurs patients avec du matériel médical et des squigs seringues, d'ailleurs il faut signaler que cela peut se révéler étonnamment dissuasif. Il arrive qu'un mediko retourne à son fanion pour n'y trouver que le vaillant infirmier gisant mort sur l'ork blessé, entouré d'un cercle de gretchins pillards et autres racailles tués, transpercés à coup de scie à os et de seringues.

Souvent l'ork est toujours en vie et totalement inconscient des efforts héroïques déployés pour le sauver et de la perte tragique d'un bon serviteur. Il est alors facile de comprendre l'exaspération du doc à l'égard de ces patients sans cœur qui râlent pour payer quelques dents pour avoir été correctement réparés. Sans le sacrifice désintéressé d'un des braves infirmiers du doc, il n'aurait même plus ses précieuses dents, ce qui montre à quel point les orks peuvent être ingrats.

LES BAD DOCS

Non contents de poser des bioniks et de rafistoler les blessés à l'aide de rivets, certains médikos sont tentés de faire toutes sortes d'expériences étranges. Certains élèvent des sortes de squigs suceurs de sang (les squigs "vampires") qu'ils utilisent comme des sangsues pour saigner le patient et extraire le pue des plaies suppurantes. D'autres extraient le venin de serpents et d'araignées et il y a ceux qui vont beaucoup trop loin quand ils soignent les patients assez malchanceux pour être blessé à la tête. Au bout d'un moment, les autres orks deviendront soupçonneux quand le nombre de patients dont le cerveau a été remplacé par un squig augmente ou qu'une proportion inquiétante d'orks blessés deviennent des dingboyz une fois leurs bandages retirés. Bientôt, plus personne ne fera confiance à ces médikos pour quoi que ce soit, même à des prix très bas. Le Doc sera forcé de plier bagage tandis que sa réputation s'effondre et que les autres orks l'évitent. Ils rencontrera d'autres médikos, partageant le même intérêt dans l'eksperimentation et un culte insidieux des Bad Docs se forme. Cependant, il y a des warboss sans scrupules ne sont que trop heureux d'engager une bande de médikos cinglés, surtout ceux essayant de garder le contrôle de leur tribu ou d'une population soumise, car les Bad Docs ont tendance à être des experts en interrogatoires.

Les Bad Docs sont accompagnés d'une suite d'orks à cerveau de squig qui n'ont pas d'autres choix que de suivre le médiko après leur opération, étant donné qu'ils ont perdu la plupart de leurs capacités mentales et ont besoin de son aide. Le Doc bénéficie bien sûr d'une escorte d'orks fidèles et stupides qui le protègent, entièrement dévoués qu'ils sont à leur maître et ne manquant ni force ni d'agressivité (surtout si c'est un cerveau de squig carnivore qui a leur été implanté). Les Bad Docs sont souvent assis dans une espèce de chaise à porteurs portées par quatre orks à cerveau de squig. La greffe de cerveau n'est pas la dernière ekspérimentation que les malheureux suivants auront à subir, ils sont aussi fréquemment les cobayes pour les inventions bioniks bizarres du Doc.

La bande de Bad Docs peut inclure un dreadnought [...]. Cependant, ce n'est pas un dreadnought ordinaire mais un dreadnought à cerveau de squig. Bien qu'il soit difficile d'y penser, certains médikos sont assez cinglés pour tenter l'expérience d'utiliser un squig au lieu d'un gretchin pour contrôler le dreadnought. Naturellement, le résultat est plutôt extraordinaire - à un moment vous avez un gros squig allant faire une sieste au fond de la fosse et, à un autre, une machine de métal de cinq mètres de haut bardée d'armes de destruction. Il n'est pas surprenant que le dreadnought à cerveau de squig tende à agir de façon un peu irrationnelle !

PROFIL V1

M
CC
CT
F
E
PV
I
A
Cd
Int
Cl
FM

Bad Doc

4
5
4
5
5
2
4
1
8
9
8
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Ork à cerv. squig

4
3
2
6
6
2
2
2
3
3
8
3

Notes

Les bannières dorsales de medikos portent le symbole facilement reconnaissable de leur caste et celui de leur compétences uniques. Des mentions aux clans peuvent aussi apparaître comme des glyphes indiquant le nom du propriétaire et son habileté pour soigner les blessures. Des fanions symplifiant le motif de la bannière sont utilisés pour marquer (et réclamer) les blessés sur le champ de bataille et aide le mediko à trouver et 'soigner' ses "klients" après les combats.