IRON HANDS

Le chapitre des Iron Hands apparait dès le Rogue Trader (image ci-dessous). Cependant, son background et l'histoire de son primarque Ferrus Manus ne sont développés que dans le White Dwarf Français 95 et dans le second volume de l'Index Astrates.

[WD95 ou IA2]

Les Iron Hands sont des défenseurs ardents de la parole de l'Empereur depuis ces temps immémoriaux où les divins Primarques marchaient parmi les hommes. Leur dévotion et leur foi n'ont pas vacillé malgré les siècles, même s'ils ont enduré des périodes de sombre douleurs auxquelles d'autres n'ont pas survécu. Ils n'ont que mépris pour ceux dont la volonté n'est pas aussi bien trempée que la leur et les punissent sans remords. Leur Primarque, Ferrus Manus, est comme un dieu-guerrier omnipotent, sauveur de son peuple, celui qui reviendra un jour pour mener l'Humanité sur la voie bordée d'iniquités qui la fera enfin sortir des ténèbres.

ORIGINES

Aux premiers jours de l'Imperium, période de hauts faits emplis de promesse, Ferrus Manus vainquit l'obscurité du monde de Medusa pour devenir la lumière qui allait guider ses habitants. Cette planète, plongée dans une nuit perpétuelle suite à une calamité des jours anciens, fut déchirée par une tornade de feu et de lumière lorsque Ferrus descendit des cieux. Jamais auparavant les clans humains primitifs de Medusa n'avaient été les spectateurs d'un tel éclat et ceci les plongea dans l'effroi. L'impact de l'étoile qu'ils virent s'écraser au flanc de la plus haute montagne de Medusa, Kraashi, le Pic des Glaces, déclencha une avalanche à son sommet et Ferrus se retrouva enterré sous la neige. L'onde de choc se répandit sur toute la surface de la planète, des plateaux s'encaissèrent et des précipices s'ouvrirent en réponse à l'arrivée du grand Primarque.

Quelques années plus tard, le guerrier Ferrus parvenu à l'âge adulte descendit des chaînes de montagnes inhabitées du nord lointain, là où s'élevait le Pic des Glaces. Les légendes transmises au sein des clans de père en fils sur des centaines de générations tournent pour la plupart autour des premiers exploits de Ferrus en louant ses prouesses fantastiques et sa résistance. Personne n'égalait la force de son bras malgré tous les efforts qu'il fit pour se trouver un adversaire digne d lui. Il relevait sans hésiter tous les défis physiques qui se présentaient pour en sortir victorieux à chaque fois. D'après un mythe souvent ressassé, il défia un jour un Géant des Tempêtes de se mesurer à lui. Le Géant prit entre ses mains une montagne et la lâcha une lieue plus loin, mais son rire cessa vite lorsqu'il vit Ferrus transporter à la nage la chaîne de montagnes entière sur son dos pour aller la déposer sur une île voisine. Personne ne revit plus le géant humilié.

Ferrus parcourut la surface de Medusa, se faisant connaître de tous et acquérant une connaissance inégalée de sa planète. Il voyagea dans des contrées que tout autre que lui aurait jugées impraticables, escalada les plus hautes cimes et plongea vers les profondeurs des océans pour repousser toujours plus loin les limites de son corps. Son endurance et sa fureur lui assurèrent sa renommée auprès des clans qui le tenaient en très haute estime de telles qualités et il fut unanimement adopté comme l'un des leurs. Ferrus ne chercha jamais à mettre un terme aux conflits entre les factions, car la compétition était selon lui source d'émulation. Il ne départit jamais de sa neutralité et ne participa à aucune bataille pour ne pas favoriser un clan plus que l’autre.

Le conte le plus célèbre à propos de Ferrus décrit sa bataille titanesque contre Asirnoth, le Grand Ver d'Argent, reprise dans le Cantique des voyages, une ode épique d'origine inconnue encore racontée aux enfants des clans le soir à la veillée. Ferrus avait pisté la bête pendant des jours au travers de la légendaire Terre des Ombres, domaine des anciens entouré d'un voile de peur et de mystère, dont on dit qu'elle abritait les reliques gigantesques de pierre et de métal d'une époque disparue, ainsi que les fantômes des défunts qui venaient y errer après avoir quitté la compagnie des vivants. Le Cantique nous décrit une créature monstrueuse couverte d'une peau de métal. Malgré le mal qu'il se donna, Ferrus ne parvint pas à la percer et ses coups de poing frappaient la bête sans lui faire le moindre mal. Après quelques jours, les combattants avaient traversé des mers et des continents, mais Ferrus ne perdait pas confiance, certain de finir par en venir à bout. Il vainquit finalement le Grand Ver en le maintenant plongé dans une coulée de magma, serrant les dents pour supporter stoïquement la douleur atroce. Lorsqu'il sortit enfin ses bras de la lave, le monstre n'était plus et ses mains étaient recouvertes du même métal vivant qui composait la peau de la créature, aussi flexible que de la chair et aussi solide que de la céramite. On sait que d'autres légendes impliquant Ferrus et ses mains de métal ont précédé le Cantique des Voyages, mais ce n'est qu'ici que le mythe a tenté d'expliquer la fusion du métal et de sa chair.

Après ses périples, Ferrus revint vers les clans la tête remplie d'idées nouvelles et il les enseigna à tous ceux désireux d'apprendre. Il conçut des armes et des outils étranges qui prenaient forme sous ses doigts et fit don aux clans de merveilles qu'ils n'auraient même pas osé imaginer. Medusa connut son heure de grandeur, la civilisation des clans entama son essor à une allure fulgurante et devint de plus en plus puissante et fière.

Lorsque les cieux s'ouvrirent pour la seconde fois de son histoire et que la sombre Medusa s'emplit une fois de plus de lumière, les clans sombrèrent dans la confusion. Ils ne savaient pas encore ce que cela allait signifier pour eux et leur monde, heureux de leur situation présente, tout changement était pour eux une menace. Ferrus ne dit rien mais se mit immédiatement en route vers les terres du nord, là où s'était posée cette source de lumière. Les clans commencèrent à s'inquiéter lorsqu'après plusieurs jours, ils étaient toujours sans nouvelles de leur héros. Un conseil regroupant des représentants de chacun d'eux fut réuni pour la première fois de l'histoire de Medusa. Ils discutèrent de ce qui devait être fait sans parvenir à s'entendre. Les jours devinrent des semaines et le désespoir apparut au sein de l'assemblée, puis se mua en terreur lorsque la terre se mit soudain à trembler. Tous sortirent de la grande tente en courant pour voir les orages électromagnétiques se déchaîner au-dessus d'eux. La frayeur leur arrachait de hauts cris, tant la fureur des éléments paraissait loin d'être normale. Beaucoup commençaient à envisager la fin de leur monde. La tourmente dura une semaine et un jour, après quoi tomba un surprenant silence. Les clans se tournèrent vers le grand conseil, ne sachant que conclure de présages aussi funestes.

Le matin suivant, Ferrus pénétra dans la grande tente, resplendissant de toute sa magnificence. A ses côtés marchait un homme aussi grand que lui et dont la prestance émerveilla les clans autant que celle de Ferrus l'avait toujours fait. On raconte qu'entre eux deux, l'air crépitait sous l'effet de leur puissance combinée. Le lien qui les unissait fut évident aux yeux de tous.

Nul ne sait ce qui advint lorsque les chemins des deux êtres divins se croisèrent. Les mythes qui entourent leur rencontre tournent tous autour de la friction de leurs deux volontés qui jetèrent la planète dans le désarroi. Selon certains, Ferrus reconnut son égal en la personne de l'Empereur dès qu'il le vit. Il gravit la montagne pour l'affronter, sûr de ses capacités et impatient de pouvoir les tester contre une personne d'une telle majesté, mais lors du combat qui s'ensuivit, aucun des deux ne put prendre le dessus sur l'autre, leur confrontation dévastant le paysage environnant. Si l'on ne tient pas compte des détails, toutes les histoires s'accordent à dire que quand les deux êtres descendirent des montagnes du nord, le lien de respect mutuel entre eux ne faisait aucun doute.

Ferrus ne put quitter Medusa qu'à contrecœur, tiraillé entre ses deux obligations de loyauté contradictoires. D'un côté son peuple qu'il avait aidé à prospérer, ainsi que la planète qu'il affectionnait et qui lui avait permis de s'endurcir. De l'autre, son sens du devoir envers l'Empereur, qui finit par être le plus fort. Ferrus savait que son peuple survivrait sans son aide et que son père avait besoin de lui. Il avait de plus entendu parler de sa légion, une armée entière de guerriers à son image dont il ignorait encore tout. Il n'en fut pas moins navré à la pensée de quitter la terre et les clans qui avaient pour bonne part fait de lui ce qu'il était.

La légion des Iron Hands, telle qu'elle fut nommée, se battit avec courage partout dans la galaxie, faisant regretter leurs agissements à tous ceux qui s'opposaient à la parole de l'Empereur, car seuls ceux qui souhaitaient le malheur de l'Humanité pouvaient rejeter Ses divins enseignements. Quand le besoin s'en fit sentir, la légion recruta sur Medusa dont les combattants se montrèrent eux aussi particulièrement résolus dans leur foi. Ferrus croyait avec passion en la tentative de l'Empereur d'unifier toute l'Humanité car elle était selon lui en grand danger et n'était d'ailleurs pas la moindre des menaces pour elle-même. Si elle n'était pas unie, elle finirait par être petit à petit anéantie.

Se voyant parfois entouré de gens faibles, il finit par considérer cet état de fait comme une infirmité et aurait jugé préférable de détruire les maillons faibles plutôt que de supporter leur fardeau qui fragilisait inutilement la communauté. Sur Medusa, les enfants trop faibles étaient abandonnés à leur sort pour ne pas encombrer sans nécessité le clan, et lorsqu'un adulte ne pouvait pas se montrer utile, il le quittait de son propre chef. Ceux qui acceptaient le credo divin de l'Empereur étaient accueillis à bras ouverts par les Iron Hands. Ceux qui le refusaient étaient abattus sans pitié. L'attitude implacable de la légion et de son Primarque terrifiait ceux dont ils s'approchaient et de nombreux mondes passèrent à l'Imperium uniquement par peur des représailles pour lesquelles ces terribles guerriers avaient fini par être renommés.

 

L'HERESIE D'HORUS

On prétend qu'Horus, premier parmi les Primarques de l'Empereur, était tenu en haute estime par Ferrus qui l'appréciait pour son idéal martial, c'est pourquoi la nouvelle de sa trahison fut perçue comme un effroyable outrage par sa légion et lui, dégoûtés de constater la faiblesse de ceux qui avaient été leurs frères. La Croisade les avait menés vers une section reculée de la galaxie, ce qui ne fit qu'ajouter à la colère de Ferrus. Néanmoins, les Iron Hands détournèrent la trajectoire de leurs vaisseaux vers Istvaan V où le Maître de Guerre rassemblait ses forces. Ferrus s'était mis à désespérer de l'Humanité quand ceux qui semblaient les plus dévoués de ses frères d'armes se détournèrent de leur mission sacrée. Il enrageait à la pensée de la faiblesse du genre humain qui le rendait vulnérable, à l'exception bien sûr de sa propre légion. Ses fils et lui devinrent encore plus stricts envers eux-mêmes pour chasser la fragilité sous toutes les formes qu'elle pouvait adopter.

Ferrus choisit le plus rapide de tous les vaisseaux de sa légion pour y embarquer en compagnie de ses vétérans et mettre cap sur Istvaan V en avant du reste de la flotte qui, comme il l'avait redouté, arriva trop tard pour prendre part à l'attaque. Les frères apprirent avec horreur quelle traîtrise avait accueillie l'arrivée de leur Primarque. Ses vétérans avaient rejoint six autres légions pour l'assaut planétaire, avec Ferrus en fer de lance de deux autres légions qui connurent des pertes énormes dès leur largage dans l'atmosphère. Les quatre légions restantes, supposées soutenir l'assaut initial, attaquèrent par surprise un flanc mal protégé des loyalistes, scellant ainsi le sort de ceux qui furent massacrés dans la mêlée qui s'ensuivit.

Ce qu'il advint du grand Primarque Ferrus demeure un mystère. On sait que lorsque les traîtres révélèrent leur vrai visage, il réalisa être condamné et les affronta avec une fureur renouvelée dans son désir ardent de trouver Horus. Cependant, les Iron Hands n'étaient pas assez nombreux et ils ne suffirent pas à épauler Ferrus, même s'ils périrent en tentant de le faire. Les Iron Hands n'ont jamais pardonné aux Salamanders ni à la Raven Guard de ne pas avoir suivi Ferrus dans son élan, convaincus que s'ils l'avaient fait, Horus serait tombé, ce qui aurait mis fin à la menace du Chaos. Le corps du Primarque ne fut jamais retrouvé et beaucoup pensent qu'il survécut on ne sait trop comment. Une des versions de l'histoire affirme que son corps fut rapatrié et restauré sur Mars où il trouva refuge et résiderait encore, bien que les Iron Hands y opposent une réfutation véhémente.

Le sort de l'Humanité fut source de désespoir pour les Iron Hands. Leur détresse ne fit que s'accroître quand ils apprirent que l'Empereur-Dieu était tombé au cours de son combat contre Horus le traître.

"Et voilà comment la consternation nous prit, car l'Humanité n'avait pas seulement perdu Celui qui brisa les Ténèbres, Ferrus Manus, le Guide de Medusa, mis à bas par la Corruption et le Mensonge. Le pire était à venir puisque le Très Saint Empereur-Dieu devait hélas être perdu à jamais pour ses enfants."

- Extrait du Scriptorum de Fer.

Ayant perdu tous ses vétérans au cours de l'assaut désastreux contre Istvaan V, la légion diminuée se replia vers Medusa. Sa colère était dirigée contre ceux dont la défection avait poussé leur Primarque à sa perte, elle ne cessa de grandir avec le temps et ce ressentiment s'étendit même aux légions loyalistes qui n'avaient pas su protéger l'Empereur. Les Iron Hands étaient persuadés que les choses se seraient déroulées différemment s'ils avaient été plus proche de Terra et ils maudirent à maintes et maintes reprises le nom sali d'Horus qui, probablement conscient de leur fidélité sans faille, avait dû user de subtiles manipulations afin de s'arranger pour qu'ils soient éloignés à la fois de Terra et d'Istvaan V au moment où il frappa.

Se réfugiant dans leur courroux, les Iron Hands se sont servis de cette émotion pour se protéger davantage encore contre les dangers de la défaillance et ceci devint le maître mot de leur dévotion. Ils emploient tous les moyens nécessaires afin de détruire la moindre forme de faiblesse qu'ils perçoivent chez eux ou chez les autres, et le font sans remords, convaincus d'agir pour le bien de ceux qu'ils défendent. Seule une Humanité forte et soudée pourra survivre, c'est pourquoi dans l'attente du retour de Ferrus qui mènera l'Homme hors de l'Ombre, les Iron Hands se renforcent et se préparent en cherchant à éradiquer tout ce qui pourrait menacer à nouveau l'unification finale. Des rumeurs qui circulent affirment que la légion remplaça ses guerriers tombés en enfermant dans ses armures des créations purement mécaniques, mais celles-ci ne furent jamais confirmées.

 

MONDE NATAL

Medusa est le royaume de l'obscurité perpétuelle, située dangereusement près de l'Oeil de la Terreur. Le soleil ne traverse pratiquement jamais l'épaisse atmosphère polluée qui balaye les chaînes de montagnes entre lesquelles s'intercalent des volcans et des geysers de vapeur bouillante. Le paysage y connaît des fluctuations constantes sous l'effet de la dérive des plaques tectoniques qui crée sans cesse de nouveaux reliefs et les détruit aussi vite.

Le peuple vigoureux de Medusa parvient à prospérer en dépit de son environnement hostile. Le combat entre les clans est aussi constant que celui contre les éléments, car chacun convoite ou défend jalousement les ressources du sol. La nature imprévisible de Medusa fait que le peu d'édifices qui sortent de terre sont conçus pour durer, sauf dans les rares zones de calme relatif. Les clans n'élèvent que très peu de structures permanentes, préférant emmener leurs possessions avec eux lors de leurs déplacements. Les jours d'antan voyaient les longues caravanes des multiples clans se mettre en route à pied et cette tradition est toujours de mise même si les moyens de transport reflètent le changement d'époque. Des véhicules de forage semblables à d'énormes chenilles métalliques rampent en interminables processions pour ouvrir les voies de migration, expulsant en permanence des gaz d'échappement dans l'atmosphère, contribuant ainsi à épaissir un peu plus les nuages sulfureux qui courent au-dessus de la planète embrumée.

On peut toujours apercevoir de nos jours Karaashi, le Pic des Glaces, bien que sa hauteur ne soit selon les dires plus que la moitié de ce qu'elle fut. Un énorme trou creusé en son sommet et d'où s'envolent de la vapeur et des cendres marque l'endroit où Ferrus s'écrasa il y a déjà dix millénaires de cela. Le Pic gronde de la colère de Medusa, rappel constant du besoin de vigilance. Les clans attendent le jour où le Pic des Glaces cessera de fulminer, car ce jour verra la seconde venue du grand Primarque, dont seul le retour pourra enfin apaiser Medusa.

 

DOCTRINE DE COMBAT

La haine tenace des Iron Hands pour la faiblesse sous toutes ses formes a eu un effet marqué sur leur doctrine. Cette méfiance s'étend à la défaillance de la substance charnelle des corps qui n'épargne pas plus qu'une autre leur constitution améliorée. La fragilité est traquée sans relâche et éliminée par tous les moyens, ce qui a développé chez eux une vénération de la mécanique confinant à la dévotion de l'Adeptus Mechanicus. Un corps faible peut aisément être brisé ou être tenté par les péchés de chair, et c'est ce que les Iron Hands redoutent plus que tout. Par conséquent, plus le corps est robuste et mécanisé, moins cela laisse de place à la défaillance.

Les Révérends de Fer entretiennent la rancœur des Iron Hands par leurs diatribes pour la faire gagner en intensité. Le chapitre transporte ce sentiment destructeur sur le champ de bataille où il se cristallise contre l'ennemi quel qu'il soit. Les frères se battent avec une détermination qui n'est plus à vanter, affermis dans la certitude qu'ils agissent pour le bien de l'Humanité et menant leur croisade contre les faibles et les corrompus. L'emportement froid du chapitre lorsque celui-ci part au combat est un spectacle effrayant et redoutable d'efficacité, ces Space Marines amers avancent sans répit tels des automates pour se jeter sur leurs adversaires avec une ferveur des plus austères.

Les Iron Hands prennent soin du nombre limité d'armures Terminators et des Dreadnoughts dont ils disposent, les traitant avec la plus grande déférence. Les escouades composées exclusivement de Terminators sont rares car la présence mystique qu'ils apportent dans les rangs est plus flagrante s'ils agissent à la tête d'autres escouades. Les sergents portent souvent une armure Terminator à laquelle on prétend qu'ils sont physiquement liés et il est courant de voir des détachements menés par des Dreadnoughts, l'inspiration insufflée aux Iron Hands devenant un bénéfice supplémentaire de leur mobilisation.

 

ORGANISATION

L'organisation des Iron Hands fut modifiée suite à son retour sur Medusa : la légion fut scindée en trois chapitres distincts, puis les Red Talons et les Brazen Claws nouvellement formés quittèrent leurs compagnons pour établir leurs propres forteresses-monastères et devenir depuis de plus en plus indépendants. Un des chapitres conserva le nom de la légion et s'établit sur Medusa, monde d'origine de leur Primarque, son organisation s'est par la suite détournée de la forme Codex standard par mimétisme avec les clans autochtones. L'éloignement a rapidement détérioré les relations entre les chapitres tandis que le contact avec les autres branches de l'Adeptus Astartes devint pour ainsi dire inexistant.

Dix "compagnies claniques" coexistent, agissant pratiquement de la même manière versatile que les compagnies de combat des chapitres traditionnels en fonction de la situation. Toutefois, là où les chapitres Codex établissent une séparation distincte avec les autres compagnies qui les composent (comme celles formées de scouts ou de troupes d'assaut, par exemple), le chapitre des Iron Hands n'est composé que de dix compagnies claniques, qui agissent généralement comme des entités séparées. Il arrive fréquemment que des échauffourées éclatent entre compagnie, celles-ci sont même encouragées pour que les Space Marines ne relâchent pas leur vigilance.

Chaque compagnie clanique a sa propre hiérarchie et la responsabilité du recrutement de nouveaux Space Marines pour le maintien de ses effectifs. Les nouvelles recrues sont sélectionnées parmi les clans de Medusa et embrassent leur chapitre en même temps que leur nouvelle famille. Ces compagnies claniques sont d'ailleurs nomades à l'instar des civils de leur planète et sillonnent la galaxie pour poursuivre la croisade perpétuelle.

Lorsque les Iron Hands reviennent sur Medusa, ils en arpentent la surface inhospitalière à la recherche de recrues sans cesser de surveiller la possible apparition d'une forme de faiblesse sur leur monde. Les Iron Hands n'ont jamais édifié de forteresse-monastère à proprement parler, la tectonique des plaques mettant en péril sa pérennité. Chaque compagnie clanique dispose d'un bâtiment mobile et gigantesque qui ne cesse de se déplacer sur cette planète perfide. Ces créations entièrement automatisées sont des chefs-d'œuvre de l'Adeptus Mechanicus entretenus par une armada de serviteurs cybernétiques qui en assurent l'entretien en l'absence des Révérends de Fer du chapitre.

Conséquence directe de leur respect pour les corps mécaniques, les Iron Hands ont détourné à certains égards l'organisation Codex habituelle. A leur entrée dans le chapitre, les recrues sont amputées de leurs deux mains, remplacées par des bioniques pour symboliser de façon rituelle leur parenté avec Ferrus et leur refus de la déchéance charnelle. Cela n'est que le point de départ d'un lent processus de mécanisation qui les mènera vers un rejet total de la substance organique. Le but ultime des Space Marines Iron Hands est que leur esprit fusionne avec la charpente massive d'un Dreadnought, mélange parfait de l'homme et de la machine.

Un guerrier particulièrement respecté est choisi pour représenter chaque clan. Ensemble, ces dix élus forment le Grand Conseil des Iron Hands, qui n'ont donc pas un unique Maître de Chapitre à leur tête. Ils considèrent cela comme une précaution contre la déviance que pourrait générer un seul individu pour le chapitre entier, comme cela est déjà arrivé à tant de leurs frères Space Marines. De Vénérables Dreadnoughts siègent souvent à ce Grand Conseil, des combattants ayant depuis longtemps laissé derrière eux la fragilité de leurs anciens corps.

Une autre variation par rapport au Codex Astartes est l'absence de Chapelains, remplacés par les Révérends de Fer, qui dans les faits assurent leurs fonctions ainsi que celles des Techmarines. Par leurs liens avec le culte Mechanicus, ils sont l'incarnation de la dévotion que vouent les Iron Hands à la machine tout en reconnaissant la suprême divinité de l'Empereur.

 

CROYANCES

Le mépris que les Iron Hands ressentent pour l'impuissance grandit chaque jour à mesure que s'accroissent leurs doutes quant à la force et au mérite des autres chapitres. Ils se sont résignés au fait qu'il est en leur seul pouvoir de protéger l'Humanité contre ses déficiences qui l'assiègent de toutes parts. Ils perçoivent les défauts dans tout ce qui les entoure et se préparent pour le jour béni où Ferrus Manus fera enfin son retour parmi eux. celui qui les verra résolus aux côtés de leur Primarque pour oeuvrer à la réunification finale de l'Humanité.

Si on en croit leurs Écritures, à l'instant où l'Empereur succomba, l'onde psychique atteignit une telle intensité qu'elle parvint jusqu'à Ferrus bien qu'il eût déjà quitté le royaume des hommes. Son image apparut alors devant sa légion, dominée par une angoisse et un désespoir indescriptible. On dit que son fantôme parla de ses craintes ainsi que d'une grande calamité qui viendrait dans le futur assaillir ses frères humains à un moment qu'il ne pouvait prédire. Il promit qu'il serait là pour devenir un guide en ces temps de misère. Les Iron Hands le pensent parti pour un paradis dans lequel il se bat éternellement afin d'y devenir toujours plus fort, leur Primarque a quitté cette galaxie afin de se préparer pour le moment où tous feront appel à lui, pour une sombre période où sa lumière sera requise plus que toute autre.

Selon les Iron Hands, les actions de Ferrus les avertissaient implicitement de l'imperfection de la chair. Ses mains métalliques de loin supérieures aux doigts naturels ont depuis bien longtemps été interprétées comme un message à sa légion. Ces Space Marines suivent donc l'exemple de leur Primarque en éliminant graduellement la faiblesse inhérente à leur corps grâce à des prothèses mécaniques. Cette idée fut encore développée pour devenir le précepte le plus important chez eux : un esprit inflexible dans un corps infaillible.

Pour le chapitre, c'est en suivant cette maxime que se sont formés les guerriers les plus incorruptibles. Son efficacité a depuis été constatée, puisqu'au cours de toute sa longue et glorieuse histoire, jamais on n'entendit dire d'un Space Marine des Iron Hands qu'il avait manqué à son devoir à cause d'une insuffisance physique.

Les Iron Hands entretiennent des liens étroits avec l'Adeptus Mechanicus et ont embrassé certaines croyances du culte du Dieu Machine : la vénération qu'ils portent à la mécanique comme une incarnation tangible du savoir est dénigrée par la majorité des autres chapitres Space Marines. Les plus talentueux des Révérends de Fer sont envoyés dans la communauté antique et hautement mystérieuse de l'Adeptus Mechanicus où ils étudient sous la férule des ingénieurs Technoprêtres. Ceci explique pourquoi les Iron Hands font parfois usage d'un armement que l'on ne retrouve que chez le culte basé sur Mars. Le profit que tire le culte Mechanicus, habituellement très insulaire, de cette relation étrange n'est pas bien défini.

 

PATRIMOINE GENETIQUE

La haine fanatique que vouent les Iron Hands à la faiblesse sous toutes ses formes semble en fait dissimuler une peur profondément enracinée de la décadence physique, évidente à tous les niveaux de ce chapitre. Cette angoisse gagne en intensité tandis que le Space Marine vieillit et se traduit par une mécanisation toujours plus extrême de son corps. Il n'est pas évident de déceler la provenance véritable de cette peur, bien que l'on puisse soupçonner l’œuvre d'un défaut génétique qui semble néanmoins plus ou moins contrôlé, ou tout au moins masqué par les diverses améliorations mécaniques que les frères endurent de manière routinière.

Notoirement solitaires, les Iron Hands sont particulièrement hostiles aux ingérences extérieures et ne tolèrent les enquêtes continuelles des inquisiteurs qu'en cachant maladroitement leur désapprobation. Pourtant l'Inquisition ne paraît pas s'inquiéter outre mesure au sujet de ce chapitre. Elle croit y avoir décelé une aberration mais se refuse à intervenir puisque celle-ci ne représente aucun réel danger pour l'Imperium. Au contraire, les compagnies des Iron Hands, habitées de cette dévotion toute particulière à l'éradication de ce qu'ils perçoivent comme de l'abandon ou de la complaisance, sont, du moins pour le moment, considérées comme un instrument coercitif de l'Imperium et dont l'efficacité ne peut être mise en doute.

 

HEROS EMBLEMATIQUES

Paullian Blantar, qui servit dans la compagnie clanique Kaargul pendant plusieurs siècles, est devenu une des sources d'inspiration de son chapitre. Son don pour la technologie se révéla peu après son admission au sein des Iron hands. Il ne devint qu'après quelques décennies le Révérend de Fer de sa compagnie et les autres lui envoyèrent leurs jeunes aspirants pour qu'ils étudient sous la tutelle de ce grand maître, afin que tous bénéficient de son expertise. Il ne souffrait aucun rival dans le domaine des greffes de bioniques et les ajustements qu'il put apporter aux procédures d'amélioration mécanisée furent adoptés par le reste du chapitre.

Ce fut Paullian qui mena la contre-attaque contre les eldars noirs sur le monde industriel de Kaldrone et y secourut le Haut Major Bannus pour le ramener en lieu sûr. Ce dernier avait été atrocement mutilé par les extraterrestres et Paullian lui-même dut entreprendre la chirurgie de reconstruction qui permit à Bannus de continuer à mener sa compagnie durant les siècles qui suivirent, une tâche dont il s'acquitte toujours aujourd'hui en tant que Dreadnought siégeant au Grand Conseil, faisant profiter ses frères d'armes de sa sagesse et de son expérience.

Le mépris dont faisait preuve Paullian pour la matière organique de son corps est devenu légendaire : la modification de son organisme fut pour lui une préoccupation constante dans sa recherche de nouvelles façons de se rendre plus fort. Vers la fin de sa vie, après une carrière longue et couronnée de succès, il ne restait presque rien d'autre d'organique en lui que son brillant cerveau. La scarification qu'il infligeait à ses rares parcelles de peau apparentes devint le rituel symbolisant pour tous le savoir technologique. Les Révérends de Fer du chapitre entier se tailladent la peau en hommage à son génie et aspirent unanimement à atteindre la même clairvoyance que lui.

Le Coin du Fluffiste

Ces quelques pages de contexte sont, à mon avis, d'un intérêt approximatif et tout à fait comparable à ce qui était écrit durant la V3 (et très souvent après, d'ailleurs).

La relation du chapitre avec l'Adeptus Mechanicus est un point sur lequel il aurait été intéressant de s'appesentir (regardez les équipements "hightechs" de la Mentor Legion par exemple). L'organisation du chapitre en "compagnies claniques" est également assez douteuse : le rôle d'un chapitre est d'être disponible rapidement pour l'Imperium, pas passer leurs temps à ramper avec des forteresses mobiles à la surface d'une planète désolée. Quid de la flotte ? Des moyens de communication ? Pourquoi diviser en dix les moyens du chapitre ? Quid du recrutement ? Des psykers ? Si j'étais mauvaise langue, je dirais qu'on en apprend à peine plus là que dans le Rogue Trader où il est simplement dit que "les Ironhands ont leur main droite remplacée par un membre bionique." Mais cela n'est pas tout à fait vrai : on connait maintenant les chapitres-fils des Iron Hands de la seconde Fondation (Red Talons et les Brazen Claws) et les légions loyalistes présentes sur Istvaan V (Iron hands, Salamanders et Raven Guard).

On aurait aimé également que Ferrus Manus ne joue pas les hommes mystères à la Leman Russ : un laconique "il est mort héroïquement sur Istvaan V" aurait suffit. On aurait aussi aimé revoir des robots (et pas une "rumeur" : "la légion remplaça ses guerriers tombés en enfermant dans ses armures des créations purement mécaniques, mais celles-ci ne furent jamais confirmées".)

Schéma de couleur des Iron Hands :

Les indications fournies dans l'image qui accompagne l'article ci-dessus sont laconiques. On est loin de ce qu'on peut avoir pour les Space Wolves, les Dark Angels, les Ultramarines ou les Blood Angels décrits en V2.

Ce chapitre porte des armures entièrement noires (même les spécialistes) ce qui a le mérite de les rendre facile à peindre. L'image ci-dessous montre un techmarine ("révérend de fer"), un marine tactique et un terminator.

Si les marques d'escouades sur les jambières sont à peu près codex (pas de numéro d'escouade cependant), les marques des compagnies claniques (indiquées sur l'épaulette ou la genoullière pour les Terminators) sont particulières (cf. ci-contre).

Juste pour rigoler, on remarquera qu'entre le Rogue Trader et l'insigne actuel du chapitre, le pouce a changé de coté.