LA VIE QUOTIDIENNE SUR TARAN

Ce n'est pas drôle tous les jours de vivre sur Taran. Comme dans beaucoup d'endroits, la réussite et le niveau de vie sont conditionnés dès la naissance selon que l'on soit noble ou roturier, pauvre ou fortuné.

Les cités taranaises principales ressemblent à d'immenses dômes grisâtres de plusieurs centaines de mètres de haut et s'enfonçant profondément sous terre. Ces dômes sont constellés de petites ouvertures et leur nombre est en augmentation depuis que l'air extérieur et à nouveau respirable. Les plus grandes sont des routes qui relient les villes ensembles d'autres sont pour les monorails et d'autres sont les garages pour les véhicules volants des plus aisés. Récemment, de riches particuliers ont fait percer des terrasses et même des aérodromes privés à travers les trente mètres de plast-béton.

Les villes taranaises sont divisées en étage ou Niveau. Plus on est riche, plus il faut habiter haut. Le Niveau Zéro est le niveau du sol. Le Niveau 7 ou 8 est généralement le plus haut. Là vivent les nobles et leur suite dans une fête perpétuelle. A partir du Niveau -1 s'entassent les plus pauvres : chômeurs, manœuvres, ouvriers non qualifiés rançonnés de gangs et subissant les coups et brimades des militaires et policiers. Entre les deux, la classe moyenne de fonctionnaires, de commerçants, d'ouvriers qualifiés et d'artisans.

LA SOCIÉTÉ
La société taranaise est divisée en classes assez imperméables. Voir aussi le dessin.
Les nobles
Les nobles sont les descendants de familles enrichies depuis longtemps, d'anciennes familles commerçantes qui ont pu acheter un titre ou de héros de guerre. Ils vivent dans les niveaux les plus hauts des dômes des cités, une vie dissolue dans une fête permanente. Les mieux côtés d'entre eux font partie de la cour de Gouverneur.
Les familles marchandes
Ce sont elles le véritable moteur économique de la planète. Elles sont très riches souvent plus que les nobles mêmes. Les marchands possèdent des vaisseaux de commerce qui sillonnent la galaxie en quête d'échanges fructueux. Elles sont très influentes auprès du Gouverneur.
Le clergé
L'Adeptus Ministorium est puissant et respecté. Il représente souvent la voix de l'Imperium et il fournit des conseillés très écoutés au Gouverneur et dans les familles nobles.
La classe moyenne
Ce sont des fonctionnaires, des ouvriers qualifiés ou des employés des familles marchandes. Ils gagnent bien ou assez bien leur vie. Ils composent 30% de la population et sont le ciment du régime.
La classe populaire
Cette classe représentent environ 70% de la population. Ce sont des manœuvres, des ouvriers sans qualifications et des chômeurs. Ils vivent souvent dans une pauvreté relative dans un climat de violence endémique. Ils ont de nombreux enfants afin que cette main-d'œuvre apporte plus d'argent au foyer. Ils sont rançonnés et violentés par la police, l'armée ou les gangs. Les révoltes sont fréquentes et violemment réprimées.

Voir aussi l'état civil sur Taran.

LA RELIGION

Les Taranais sont comme tous les citoyens des mondes impériaux des adeptes du Culte Impérial. Comme beaucoup de mondes frontaliers, le credo le plus fréquent sur la planète se rapproche de celui des Impérialistes. Selon celui-ci, l'humanité se doit de croître et de conquérir des mondes pour les ramener à la Lumière Impériale.

Une partie des Taranais est très pieuse, surtout les plus pauvres : ils trouvent dans la foi un réconfort pour l'existence laborieuse qu'ils mènent. Une autre partie, souvent plus instruite et plus aisée, ne pratique pas régulièrement et regarde avec une certaine méfiance les institutions religieuses. Cependant aucun ne mettrait en doute la divinité impériale (ou alors pas longtemps…).

L'ÉDUCATION

L'Adeptus Ministorium, c'est-à-dire le clergé impérial contrôle une bonne partie de l'éducation des enfants sur cette planète qu'ils marquent d'une austérité toute monastique. Chaque niveau possède ces écoles et, à partir du niveau 1, ses facultés. En théorie, l'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 10 ans (en année terrestre) mais il n'y a aucun contrôle et les parents, lorsque parents il y a, peuvent estimer que leurs enfants ont autre chose à faire qu'à aller à l'école. Les filles et les garçons sont séparés tout le long de leur scolarité.

Le 1er cycle, la Schola : de 0 à 10 ans.

Les sœurs de l'Adeptus Ministorium de l'ordre hospitalier de la Sérénité s'occupent indifféremment des garçons et des filles de cette tranche d'âge. Ses écoles sont généralement gratuites sauf les plus huppées. Elles sont financées par le Ministorium et par le Gouvernement planétaire (en commençant par les niveaux les plus hauts).

On leur apprend à lire, écrire, compter et le catéchisme impérial. Tous les taranais ont appris à lire sur les Litanies de la Foi et en connaissent des passages par cœur.

70% des enfants s'arrêtent à la Schola. Ils vont travailler dans les usines. Les meilleurs sont fortement incités à poursuivre leurs études grâce à des bourses et des aides.

Le 2ème cycle, le lycée : de 10 à 17 ans.

Le Lycée est payant. Le prix varie selon le Niveau. Il est ouvert à tous ceux qui le souhaitent.

Pour les garçons, le lycée militaire est la voie royale pour atteindre des postes élevés dans l'administration ou l'armée. Seuls les meilleurs ou les plus riches y ont accès. Lorsqu'ils feront leurs services militaires (souvent un peu plus tard que les autres d'ailleurs), ils serviront comme sous-officiers. Leurs maîtres sont d'anciens officiers.

Les autres garçons suivent la voie normale qui les orientent vers toutes les taches qui nécessitent des qualifications spécifiques. Leurs enseignants sont des abbés ou des prêcheurs du Ministorium pour les matières générales et des professionnels pour les matières un peu plus techniques. Ceux qui présentent des capacités particulières peuvent intégrer le Ministorium et même devenir prêcheur.

Les Sœurs ont le monopole de l'éducation des filles pour le deuxième cycle. Elles apprennent à peu les mêmes choses que les garçons de leur âge. Au cours de ce cycle, on leur impose une vie monastique. Celles qui présentent des capacités particulières entrent dans les ordres et intègrent l'Adeptus Ministorium. Les autres peuvent intégrer des professions qualifiées.

Le Service Militaire : pour les garçons de 17 à 20 ans :

Obligatoire pour tous les garçons, les reports sont rarissimes. C'est l'entrée dans la vie d'homme et une immense fierté pour eux. Selon les périodes, c'est plus ou moins risqué car après cent jours d'entraînement, ils peuvent être envoyés à la bataille.

Presque chaque année (terrestre), 2 à 3 % d'entre eux sont réquisitionnés pour faire partie un régiment de la Garde Impériale. Ils partiront alors se battre dans toute la galaxie jusqu'à qu'ils soient tous morts ou qu'ils aient l'honneur de participer à la colonisation d'un nouveau monde impérial. Ils ne reviendront jamais sur leur planète d'origine.

Le 3ème cycle ou cycle universitaire: 17 et plus pour les filles, 20 ans et plus pour les garçons

Seule les filles peuvent commencer à 17 ans leur études les garçons effectuant à cet âge leur service militaire. Les grandes filières sont Médecine, Droit Taranais/Droit Imperial et Technique. Il en existe d'autres mais elles ne sont pas présentes dans toutes les villes et offrent des débouchés plus limités.

LES SOINS

Les hôpitaux fonctionnent avec un mélange de médecins issus de l'université et de membres du clergé. Evidement, les médecins les plus compétents soignent les plus riches. Les rares qui se sentent la vocation tiennent avec les sœurs d'ordres hospitaliers, des dispensaires dans les niveaux inférieurs souvent associés aux temples.

Ces dispensaires et leurs bénévoles sont généralement respectés même par les gangs car ils soignent sans distinction tous ceux qui en ont besoin.

L'ALIMENTATION

La nourriture de base est le pain fait à partir de farines d'algues cultivées dans des cuves hydroponiques. Il est assez bon marché et son prix est stable et ainsi tous mangent à leur faim. Le poisson est la seule viande accessible (une famille d'ouvriers peut en manger une fois de temps en temps). Les meilleurs marchés sont élevés dans des piscines dans les villes même et les plus chers sont péchés en mer par d'immenses bateaux usines.

Les autres viandes et tous les légumes doivent être importer à grand frais de planètes proches notamment de Hortus (voir Astrogéographie).

Les taranais font preuve d'une grande imagination pour arranger au mieux leur alimentation malgré le peu d'ingrédients disponibles. Les gens qui ont un peu d'argent estiment que bien manger, c'est manger bon et pas seulement à sa faim.

Si vous voulez en savoir plus, lisez la nouvelle Taran, 1903.